RER D: un enjeu pour les prochaines élections régionales

23 Février 2021

RER D: un enjeu pour les prochaines élections régionales

 

Bonjour Mme Pulvar, Président d’une association d’usagers et d’élus du RER D (dans la vallée de l’Essonne), et en association avec mes collègues Jacques Vandeputte (président de RER D Val de Seine) et Roger Berrini (président de RER D- Très Insuffisant), nous avons appris que vous siégez maintenant au conseil d’administration d’IdFM. Nous vous en félicitons et nous vous souhaitons tout le succès possible dans l’exercice de ce mandat. Nous souhaitons aussi attirer l’attention de la candidate aux prochaines élections régionales en IdF sur la situation du RER D et plus particulièrement sur sa desserte du sud de l’Essonne. Depuis fin 2018, SNCF y a innové et, a fait adopter par IdFM le débranchement d’une partie de la ligne D. Cette innovation s’est depuis répétée sur la ligne P, sur la branche de La Ferté Milon. Elle a été au seuil de l’adoption sur la ligne C, en débranchant soit Etampes, soit Dourdan, et il en est question sur la ligne B avec la branche de Robinson. C’est la desserte de la grande couronne qui est peu à peu sacrifiée, en rallongeant les trajets de et vers Paris à cause de correspondances obligatoires et souvent ratées, à cause du manque de ponctualité de ces lignes. Un effet pervers de ces débranchements est aussi bien illustré sur la ligne D : nous sommes maintenant plus éloignés de Paris que beaucoup de villes des autres provinces autour de l’IdF. Ainsi, Mennecy, au km 40 avec 15000 habitants, est aussi éloignée que Lille, ou encore Malesherbes, au km 76 et terminus sud de la ligne D, est aussi éloignée de Paris que Poitiers ! Par ailleurs, ce qui reste de la ligne D est mauvais. Evry, préfecture de l’Essonne, à 30km de Paris, est plus éloignée de Paris que Reims ! Cette grande couronne, grossièrement toute la région IdF non desservie par le métro du Grand Paris, est maintenant tenue à l’écart de l’aménagement de la région. Elle compte pourtant 3 à 4 millions d’habitants. Le taux d’activité y est largement inférieur à 100%, 40% dans le sud de l’Essonne, et il impose à cette population de se déplacer chaque jour pour le travail. Ajoutez encore les déplacements pour l’accès à l’éducation ou à la santé, et vous comprenez que les transports y sont stratégiques plus qu’ailleurs dans la région IdF. Vous venez de rencontrer les associations d’usagers de la ligne B, à propos du sujet du renouvellement des trains de cette ligne et de son état catastrophique. La ligne D illustre d’autres enjeux. Nous aimerions vous rencontrer pour vous en parler. Bien cordialement Jean Féret Président de l’Adumec.

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