La lutte contre la précarité des jeunes doit être une priorité régionale

Louis L'Haridon | 17 Février 2021

La crise sanitaire génère, dans le Val d’Oise comme sur l’ensemble du territoire régional, des impacts sociaux pour les habitants, notamment pour les populations les plus fragilisées.

Les conséquences pour les jeunes sont nombreuses en termes d’emploi, de formation, de conditions d’enseignement, de confiance en l’avenir et de construction du lien social et de l’altérité. Dans le département le plus jeune de France, qui connaît un taux de chômage des moins de 25 ans supérieur à la moyenne de l’Ile de France, dépassant parfois 30% dans certains quartiers populaires, qui connaît des ruptures territoriales compromettant l’égalité des chances, cette question est plus urgente encore.

Ce sont tous les types de jeunes qui sont touchés par cette crise (jeunes ruraux, jeunes urbains, étudiants, collégiens, lycéens, jeunes actifs ou bien chômeurs…). Il appartient donc à la région d'avoir une politique volontariste pour préserver cette population de la crise à venir.

C'est tout le sens de la proposition d'Île-de-France en commun avec Audrey Pulvar de créer pour les 18-25 ans un « Passe unique Jeune Francilien.ne » qui centralisera l'ensemble des aides départementales, régionales, gouvernementales, notamment les APL auxquelles ils peuvent prétendre.

La mobilité est avant tout un moyen d'émancipation (émancipation sociale avec la possibilité de trouver un emploi, émancipation culturelle avec l'accès à toute l'offre régionale, émancipation personnelle avec la possibilité de se retrouver et de construire en commun). C'est pour ça que nous ouvrirons d'abord la gratuité des transports en commun au moins de 18 ans et aux demandeurs d'emploi de moins de 25 ans.

Crédit photo : © Maxppp - P.DUBUIS

Louis L'Haridon

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Élu à Cergy • Délégué fédéral des @jeunessoc95 • Vice-Président étudiant @UniversiteCergy