Pour une pratique sportive plus démocratique et durable

03 Mars 2021

Aujourd’hui la promotion de la pratique sportive n’est pas optimale sur le territoire francilien, les progrès devant être réalisés sont nombreux tant au niveau des installations sportives, que de la démocratisation de certains sports. L’organisation du sport est certes une compétence partagée entre la Région et l’Etat ; les moyens et la politique engagés par la majorité régionale actuelle ne sont pas équitables. Les conséquences négatives pour les sportifs franciliens sont nombreuses. Le rapport 2020 de l’IRDS montre qu’une majorité de francilien (60%) pratique au moins 1h de sport par semaine. Ainsi, le développement du sport doit être une priorité de l’action régionale. Dans ce rapport l’on remarque que la santé et le loisir sont les principales motivations des Franciliens. Il est important de rappeler cela en temps de crise sanitaire où les confinements et les couvre-feux ont fortement altérés la pratique sportive. Les conséquences physiologiques et psychique ayant découlés de ces évènements obligent à une réinvention de son organisation. La pratique sportive doit être plus démocratique, ainsi son coût ne doit pas être un frein pour les franciliens. Cependant, l’on remarque que 22% des franciliennes considèrent que le coût du sport est un obstacle à sa pratique. Donner la chance à chacun de pratiquer le sport de son choix ne devrait pas être considéré comme une charge mais un investissement notamment chez les jeunes et les retraités. En effet, le sport est vecteur d’ascension sociale, et, de bien-être. Paris sera la ville hôte des JO en 2024 il convient alors de mener une politique exemplaire en matière sportive. Cela passera par des innovations et par un contrôle nouveau pour corriger les dérives de la pratique sportive. Actions à mener : - Afin de tendre à un accès plus large aux sports auprès des 18-25 ans étudiants, il faudra d’un côté donner plus de moyens aux SUAPS pour que leur offre en sports soit plus variée, complète et répartie sur le territoire francilien. En effet, les disparités territoriales entre les campus universitaires sont importantes ainsi selon notre lieu de résidence, l’accès à certains sports est plus complexe. En parallèle de cette action auprès des universités, un chèque sport pour tous les jeunes franciliens d’une valeur de 100€ pouvant permettre de payer une licence de sport pourrait être le moyen d’attirer de nouveaux sportifs freinés pour des raisons financières. - De plus, un week-end dans l’année, idéalement en été pourrait être réservé à l’organisation d’une olympiade régionale de sportifs débutants, amateurs et experts. Cette compétition serait interdépartementale, ainsi, chaque département présenterait une « délégation de sportifs » de différents niveaux qui concourrait dans différents sports. Les inscriptions seraient ouvertes à toutes et à tous, s’en suivra une phase de sélection dans chacun des départements. Deux règles devront être respectées dans cette sélection : tout d’abord la parité, puis une répartition égale entre les sportifs débutants, amateurs et professionnels.  Les avantages de l’olympiade seraient nombreux : tout d’abord associer les franciliens au JO de 2024, mais également favoriser les rencontres entre franciliens et les déplacements au sein de l’Ile de France au lieu de rester dans les seuls endroits que l’on connaît.  Cela sera également le moyen de rappeler qu’une activité physique régulière est essentielle pour chacun d’entre nous mais également de sensibiliser les participants aux dérives que connaît le monde du sport ( dopage, harcèlement…).

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