Notre diagnostic sur la santé des jeunes en Île-de-France

Atelier Santé d'Île-de-France en Commun | 01 Février 2021

L’état de santé des jeunes francilien.ne.s est préoccupant.

En 2019 et donc avant l’aggravation de l’état de santé de la population liée à la crise économique et sociale, l’Observatoire Régional de Santé Île-de-France mettait déjà en lumière l’état de santé préoccupant des jeunes francilien.ne.s[1].

En effet, au sein de la population francilienne des 15-25 ans :

  • 4% n’ont aucune couverture sociale, soit 2,5 points de plus qu’en dehors de l’Île-de-France.
  • 16,7% déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières dans les 12 mois précédant l’enquête. Cette proportion se situe dans la moyenne nationale.
  • 17,3 % étaient considérés en détresse psychologique, soit 2 points de plus qu’en dehors de l’Île-de-France.
  • 15,1 % étaient considéré.e.s en surpoids, et 4,8 % obèses. Cette proportion se situe dans la moyenne nationale.
  • Parmi les Franciliennes de 15-25 ans ayant déjà eu des rapports sexuels 53,9 % avaient eu recours à la contraception d’urgence au cours de la vie, soit 9 points de plus qu’en dehors de l’Île-de-France.

 

Face à cet état de santé préoccupant, la majorité régionale dirigée par V. Pécresse n’a pas construit une politique publique ayant pour objectif l’amélioration de la santé des jeunes.

 Alors que la santé des jeunes est affichée comme une des « 4 priorités régionales »[2], celle-ci ne fait pas l’objet d’une politique publique globale. Quelques dispositifs parcellaires ont été développés :

  • La plateforme iPass contraception est un site internet permettant de trouver ce dont a besoin la population jeune pour vivre sa sexualité : pharmacie, planning familial, etc.
    • Le volume du public atteint est faible : moins de 0.1% des jeunes francilien.ne.s se sont rendus sur cette plateforme.
    • La qualité de la relation créée est mauvaise : cette plateforme ne permet pas de mener une approche proactive de prévention vers la population jeune.
  • Le financement d’une mutuelle à hauteur de 200 euros par année universitaire ou scolaire, dès lors que le contrat est souscrit chez Harmonie Mutuelle.
  • Les représentants étudiants et lycéens notent que cet acteur n’est pas présent sur les lieux de vie des jeunes. Le risque de non-recours est donc élevé. En outre, cet acteur connaît moins bien cette population que des acteurs historiques (LMDE, SMEREP).
  • Via le dispositif « Prévention santé jeunes », des actions de prévention ont été financées sur des thématiques ciblées : troubles du comportement alimentaire, santé mentale, troubles du sommeil, etc.
    • En 2020, 8 projets ont été financés à hauteur de 144 700€[3].

 

Nous sommes en train de construire des propositions pour la santé des jeunes.

 

Ces propositions auront 3 objectifs :

  1. Garantir à un égal accès à la santé pour l'ensemble des jeunes Francilien.ne.s,
  2. Associer les acteurs de terrain comme les associations de citoyens, les professionnels de santé, les élus locaux, les travailleurs sociaux, les acteurs locaux de l’éducation, etc.
  3. Construire un mode d'action proactif, à rebours d'une approche de type "guichet".

 

Rejoignez-nous pour nous aider à construire ces propositions !

 

[1] Observatoire Régional de Santé Île-de-France, « La santé des jeunes franciliens. Résultats du baromètre de Santé Publique France », octobre 2019, document consulté sur ce lien.

[2] Conseil Régional d’Île-de-France, « Les 4 piliers de l'action régionale pour la santé des Franciliens », consulté ici.

[3] Conseil Régional de Santé Île-de-France, Rapport pour la commission permanente du Conseil Régional, La politique régionale en faveur de la santé en Île-de-France - 5ème affectation, septembre 2020, document consulté sur ce lien.

 

Atelier Santé d'Île-de-France en Commun

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