L'IDH en commun

Marine Rosset |

L'idée de l'équipe en quelques mots : forger une boussole pour comprendre les dynamiques territoriales dans leur globalité et orienter l’action publique

S’équiper pour avancer

Le développement d’un indicateur synthétique de bien-être part d’un constat simple : la focalisation sur la richesse économique produite par tête ne permet pas d’appréhender la réalité des conditions d’existence. De surcroît, une telle boussole faciliterait la hauteur de vues, et romprait avec la poursuite de politiques sectorielles en silos dont pâtit parfois la construction administrative de l’action publique. 

 

Un travail porté par l’ambition d’objectiver les situations vécues

A la suite des travaux entrepris sur le dépassement du PIB, le choix s’est porté sur une réplication adaptée d’un indicateur plus englobant comme l’IDH (indice de développement humain), notamment mis en œuvre dans le cadre de comparaisons internationales. 

Les trois thèmes initiaux (revenus, santé, éducation) ont été conservés et territorialisés (granularité départementale). Alors que dans l’indice initial, une seule variable thématique de performance quantitative était sélectionnée (ex : niveau de vie médian), il paraissait important de contrôler la qualité de cette performance (ex : taux de pauvreté). 

Trois nouvelles entrées complètent le dispositif : environnement, inégalités, conditions de vie. 

 

La prise en compte de contraintes propres à l’orientation des politiques publiques tout en améliorant leur inscription dans le temps long

Pour rester signifiant et opérationnel, l’indice doit se reposer sur un nombre restreint de variables. Leur pertinence est jugée à l’aune de plusieurs facteurs : l’existence de données de qualité, produites par des institutions fiables et transparentes ; la collecte de données similaires dans d’autres régions/pays pour mener des comparaisons ; la capacité d’action des décideurs publics sur les déterminants des variables considérées. 

Pour autant, il convient de souligner que cet indice a plus vocation à faire apparaître des tendances, à inscrire la situation régionale dans le temps long qu’à assurer un suivi quotidien de trajectoire. 

 

6 facettes de l’existence au service d’un seul et même mieux-être en commun

Le bien-être économique est défini à travers la combinaison entre niveau de vie et prévalence de la pauvreté. L’éducation et la formation tiennent compte du niveau de diplôme et de l’insertion professionnelle. La santé s’appuie sur l’espérance de vie et l’accessibilité des soins. L’environnement est représenté par le pouvoir de réchauffement global de l’activité humaine. Les inégalités sont recensées à travers la dispersion des niveaux de vie et les inégalités salariales femmes-hommes. Les conditions de vie portent sur la qualité du logement et le temps de transport.

Marine Rosset

À propos de

Conseillère d’arrondissement 5e - CA Scouts et Guides de France - Professeure HGEMC puis CD93 - Co-Secrétaire de section du PS 5ème- Avec @PS75005