Etudier au temps du Covid à l’université de Cergy

Martine Bequet | 05 Février 2021

Jean-Paul Jeandon, président de l’agglomération et Maire de Cergy, ainsi que la 1ère adjointe au Maire Malika Yebdri, Jean-Pierre Béquet (président des élus socialistes et républicains PS), Ayda Hadizadeh, adjointe au Maire de Saint-Ouen l’Aumône, et Louis L'Haridon, vice-Président étudiant de CY Cergy Paris Université ont accueilli Audrey Pulvar vendredi 5 février dernier pour une visite de l’université de Cergy. 

La situation des étudiant-es est extrêmement préoccupante à travers l’hexagone. L’Île-de-France, qui concentre près de 30% des étudiant-es français-es, est marquée par des inégalités qui s’aggravent à la faveur de la crise.

L’Île-de-France dispose en effet d’une offre universitaire pléthorique, mais trop peu de solutions de logements abordables : 23% des étudiant-es francilien-nes déclarent ainsi que le logement fait partie de leurs problèmes principaux. Cergy est la septième ville étudiante la plus chère de France, avec un coût de la vie moyen de 1 063,43 € mensuel.

Au logement, première difficulté majeure en Ile-de-France, vient s’ajouter le coût de la vie : si beaucoup d’étudiant-es travaillent pour pouvoir se payer leurs études, la pandémie a mis un coup d’arrêt à nombre d’activités qui accueillaient des jobs étudiants (restauration, commerces, etc).

Ces difficultés économiques accroissent la précarité des étudiant-es qui sont de plus en plus nombreux-ses à avoir recours à l’aide alimentaire. L’université de Cergy a ainsi mis en place des distributions de nourriture deux fois par semaine avec le Secours populaire.

Loin d’être de simples difficultés conjoncturelles, la crise vient révéler des inégalités dénoncées de longue date : elles sont de surcroît vécues dans une solitude féroce, et avec des perspectives d’avenir terriblement sombres.

La détresse des étudiant-es doit être pleinement entendue : il est vital de leur accorder l’espace de rêver, et non pas de les lester d’une dette supplémentaire. 

La pandémie pose à nouveau la question d’un revenu universel de base qui devrait être accordé, sans condition, aux jeunes dès 18 ans, afin de permettre à toutes et tous de vivre leurs études plus libres et plus égaux.



Martine Bequet

À propos de

Ancien Député du Val d’Oise , Maire Honoraire d’Auvers-sur-Oise, Président Délégué de L’UDESR 95