Discours prononcé par Audrey Pulvar lors de la conférence de presse du 11 mai

Ile de France en commun | 12 Mai 2021

Audrey PULVAR - Conférence de presse du 11 Mai 2021 :

(Seul le prononcé fait foi)

 

Je suis heureuse et fière d’avoir hier, déposé, en Préfecture, pour Ile de France En Commun la liste des 225 noms de femmes et d’hommes engagé.e.s avec moi pour bâtir avec les franciliennes et les franciliens une Région plus juste, plus responsable, plus bienveillante pour toutes et tous.

Ile de France en Commun est une liste « divers gauche », soutenue par 6 partis politiques de la gauche écologiste : le Parti Socialiste, le Parti des Radicaux de Gauche, Place Publique, Les Écolos Solidaires, le MRC, la GRS… C’est une liste également composée de personnalités de la société civile, des femmes et des hommes engagé.e.s… ici ,  en Seine et Marne, une agricultrice et éleveuse BIO, là, dans le Val-de-Marne, une enseignante spécialisée dans la formation et l’accompagnement de jeunes à haut potentiel intellectuel. Ici encore, Sihem Habchi, dans le 93, ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises, féministe engagée de longue date, qui aujourd’hui dédie sa vie à la lutte contre l’exclusion et la précarité. Je pense aussi à Arnaud Gallais, anthropologue, co-fondateur du collectif Prévenir et Protéger dédié à la prévention des violences faites aux enfants… et bien d’autres, que je ne peux pas citer de façon exhaustive. Des personnes qui, comme moi, n’appartiennent à aucun parti politique, des citoyennes et citoyens engagé.e.s, qui décident de mettre toute ou grande partie de leur énergie au service de l’intérêt général.

J’ai l’honneur et la responsabilité d’être tête de liste, pour ce rassemblement et candidate, au nom d’Ile de France en Commun, à la Présidence de la Région Ile de France. 

Je suis la seule tête de liste issue de la société civile pour ces élections régionales, la seule soutenue par des formations politiques nationales.Je ne suis pas une femme politique, au sens où l’on entend généralement cette expression. Je suis une femme libre, une citoyenne engagée, au service de l’intérêt général, qui n’appartient à aucun parti, qui n’est la « créature » de personne, mais qui porte, avec ce rassemblement, l’ambition d’une profonde transformation politique de notre société,  de l’Ile de France.

L’Ile-de-France telle que nous voulons la voir transformée, c’est une Région moins fragmentée, plus cohérente dans son aménagement, plus en adéquation avec les intérêts des jeunes générations et des générations futures…

Une Région :

  • d’innovation démocratique avec l’Assemblée Citoyenne du Long Terme
  • d’innovation sociale avec l’expérimentation à l’échelle de la Région du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, et un soutien massif à l’économie sociale et solidaire, à l’économie circulaire, aux productions locales et circuits de proximité.
  • Une région qui re-localise sa production industrielle de vaccins et de médicaments, et en assure la transition écologique.
  • Une région agricole nourricière et pas seulement exportatrice, où l’on forme des jeunes et des adultes en reconversion, aux métiers agricoles et à ceux de la transition écologique et solidaire. Où l’on retrouve du maraîchage, de la polyculture, de l’élevage, du circuit de proximité, aussi bien pour la production que pour la transformation et la distribution.
  • une région dans laquelle on se déplace gratuitement, dans des transports en commun de qualité, sûrs, réguliers, modernes, adaptés aux horaires de travail et aux modes de vie d’une société profondément transformée…

La gratuité des transports en commun dans toute l’Ile de France, mesure que je défends, que, présidente de Région, je mettrai progressivement en place, sur l’ensemble du réseaux (trains, ter, métro, bus, tram…) c’est d’abord une question de pouvoir d’achat, pour les familles des classes populaires et des classes moyennes, pour les jeunes, pour les personnes les plus modestes. C’est de l’argent qui restera dans les poches des franciliennes et des franciliens…Jusqu’à 350 euros d’économie, pour tous les jeunes de moins de 18 ans et les 18-25 ans dès le 1er septembre 2021, car ils seront les premiers à en bénéficier.

C’est aussi une mesure de très profonde transformation de nos modes de vie, de déplacement, d’aménagement du territoire, au regard de l’urgence climatique et des effets, ici et maintenant, déjà aujourd’hui, dans notre pays aussi de l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe.

Ce que nous portons, c’est l’idée d’un transport en commun dans lequel l’investissement sera toujours aussi important, voire plus, pour développer le réseau, améliorer le maillage du territoire, le matériel roulant utilisé, la sécurité à bord, dans les gares, la régularité et la ponctualité des dessertes.

Il n’y a pas soit la gratuité, soit la qualité. Il n’y a pas soit la gratuité, soit la sécurité. Il faut faire les trois, à la fois. Et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans toutes les villes qui ont mis en place la gratuité. Parce qu’elle s’accompagne d’un regain d’intérêt pour les transports en commun, de nouveaux aménagements, d’une plus importante demande de logements à côté des infrastructures, la gratuité s’est toujours accompagnée d’une amélioration des équipements et des infrastructures.

Mettre en place la gratuité des transports dès le 1er septembre de cette année, pour les moins de 18 ans et les 18-25 ans étudiants ou demandeurs d’emplois coûtera 109 millions d’euros, cette année, 329 millions en « année pleine ».

Mettre en place la gratuité des transports pour tous, progressivement, tout au long du mandat, coûterait à coûts constants 2 milliards et demie d’euros, pour lesquels, non, aucune taxe ou nouvel impôt ne sera décidé pour les franciliennes et les franciliens. Ceux qui contribueront ce sont les pollueurs ! C’est-à-dire les transports routiers polluants, qui transitent quotidiennement par l’Ile-de-France. Ce sont les plates-formes géantes de commerce en ligne, qui ne paient pas leurs impôts en France mais nous imposent leurs pollutions, leur prédation sur les ressources naturelles, leurs encombrements sur les routes et dans les villes.

Ceux qui paieront, à travers une contribution sur les grandes fortunes immobilières, ce sont les contribuables les plus aisés qui se sont vu accorder, avec la suppression de l’ISF, un surcroît de 3 milliards d’euros de revenus. Ces 3 milliards d’euros, de ressources en moins pour l’Etat, dont 1,5 milliards rien qu’en Ile de France, il nous semble qu’ils seraient plus utiles pour lutter contre le réchauffement climatique, pour mettre au service de tous des transports en commun gratuits et de qualité. Plus utiles, au service de l’intérêt général, qu’au service de l’intérêt de quelques uns.

Surtout, il faut comprendre la gratuité des transports comme la pièce d’un puzzle, et non la prendre comme une mesure isolée.

La gratuité des transports en commun, c’est l’inscription du transport en commun dans un schéma global de mobilité, d’aménagement du territoire, de rapprochement des lieux d’habitation et de travail, de changement de nos habitudes.

En même temps que vous améliorez les transports en commun, vous installez dans chaque gare, c’est ce que nous ferons, devant chaque lycée, chaque bâtiment administratif ou dépendant de la Région, des places de parking de vélo sécurisées.

Dans chacune des gares ferroviaires et routières d’Ile-de-France, nous installerons au fil du mandat, des dizaines de milliers de places car il faudra bien ça…. Voyez les sorties d’une gare centrale à Copenhague ou à Stockholm et vous comprendrez ce à quoi je fais allusion  !

Il faut par ailleurs que nos cheffes et chefs d’entreprise francilien.ne.s incitent leurs salarié.e.s à la mobilité active, transforment leurs flottes, participent à la généralisation des transport en commun, par exemple en organisant et en finançant des systèmes de petites navettes électriques, dans les ZAC. Et nous les accompagnerons sur ce chemin.

Je vous ai parlé de places de parkings de vélo, mais je n’oublie pas, bien sûr, les itinéraires : doubles couloirs de vélo sécurisés, pérennisation des corona-pistes, transformation d’une partie des grands axes qui traversent les villes, et évidemment mise en place du réseau de RER V.

Le vélo est un outil de liberté. Notamment pour les jeunes, notamment pour les enfants ! Nous devons faire de l’Ile-de-France une Région dans laquelle un enfant de 10 ans peut se déplacer à vélo, sans que ses parents craignent pour sa vie ! Cela signifie une très grande ambition de transformation de l’espace public, de transformation des villes. Et puisqu’on parle des enfants, un mot encore pour vous dire que dans nos flottes de vélos en libre service, on doit pouvoir trouver des vélos pour enfants. Tout comme des vélos cargos et des vélos adaptés pour les personnes à mobilité réduite. Une région 100% cyclable, c’est une région dans laquelle tout un chacun, par choix, non par obligation, doit pouvoir se déplacer à vélo en toute sécurité et … dans le respect des autres usagers de l’espace commun, à commencer par les piétons.

La marche à pied… c’est 60 % des déplacements quotidiens en Ile de France. Les piétons ne doivent plus avoir peur de traverser à un passage piéton ! Ils ne doivent plus guetter avec angoisse les chauffards en voiture ou à deux roues motorisés, les vélo-tafeurs un peu trop pressées, ou les utilisateurs de trottinettes un peu trop casses-cous !

L’espace public est avant tout à eux, et cet espace il faut le reconquérir, le végétaliser, y installer de l’agriculture urbaine, des rues nourricières, de l’apaisement, de la joie de vivre…

Demeureront des usages incompressibles de la voiture : ils continueront d’exister …. Mais nous préférons privilégier le covoiturage et l’auto-partage, y compris pour aller à la gare…. Et nous réserverons des voies sur les autoroutes, pour ceux qui pratiquent le covoiturage et l’auto-partage….

Nous sommes conscients également de la nécessité d’installer des parkings pour les voitures, aux abords des gares. De la nécessité d’améliorer les conditions de franchissement de la Seine, pour les automobilistes. De l’impératif de meilleures dessertes en bus, ou en navettes, de départements à départements.

Pour cela nous lancerons, dès mon élection des conférences de desserte, dans chaque département…

Clef de voûte de tout ce nouveau système de transports et de mobilité : le changement de nos organisations du travail.

Désengorger les transports en commun, c’est possible si tous les travailleurs dont le poste le permet, ont le choix d’une à deux journées de télétravail par semaine.

C’est possible si nous arrivons à nous entendre avec les entreprises, les administrations, les universités, pour décaler les horaires d’arrivée et de départ …. et décrisper un peu les heures de pointes …

C’est possible, si nous rapprochons le logement et le transport, du travail.

Si nous faisons des gares des lieux de vie, où l’on peut travailler, faire réparer son vélo, voire organiser des réunions et du co-working.

Désengorger les routes, c’est possible, si nous favorisons le fret ferroviaire, plutôt que le transport de marchandise par route, et si nous développons le transport fluvial à la fois pour des passagers et des marchandises …

Notre Région fait face, comme le reste du pays, à une crise sans précédent récent, qui nous a plongés dans l’incertitude, l’angoisse.

Mais plus que le reste du pays, paradoxalement, cette Région, la plus riche de France, est celle qui subit le plus fort impact d’un désastre sanitaire, social et pour certaines entreprises et leurs salariés, un désastre économique.

L’épidémie de Covid, dont vous savez qu’elle frappe très durement l’Ile de France, ce sont d’abord, et je veux que l’on s’en souvienne, 20 000 personnes, qui ont perdu la vie. Des êtres chers, qui manquent à l’appel, qui manquent à leurs proches. C’est une mère, un frère, un fils, une sœur, un cousin… une amie intime, que l’on pleure, à qui l’on n’a pas, souvent, pu dire au revoir et pour lesquels aucun moment de recueillement, ni Régional, ni National n’a encore été organisé.

Ce sont des premiers de corvée, premières lignes, soignantes et soignants qui ont donné tant d’énergie pour sauver des vies, qui sont tellement épuisés et si peu soutenu.e.s. Des agents de nettoyage, des caissières, des caissiers, des agents de sécurité, les personnels de la RATP et de la SNCF, des travailleurs sociaux, des agents de cantines scolaires… toutes ces personnes qui ont pris des risques, qui n’ont pas ménagé leurs heures, leurs efforts, leur dévouement… Ce sont, et je pense singulièrement à des départements comme la Seine Saint-Denis, pour l’exiguïté de certains logement, ou la Seine-et-Marne, dont beaucoup d’étudiant.e.s se sont senti.e.s loin de tout… Ce sont des personnes isolées, jeunes ou âgées, qui ont vécu les confinements comme une terrible épreuve à tous points de vue. Qui n’avaient pas la possibilité de bien télé-travailler. Ce sont des parents, qui ont du conjuguer l’instruction scolaire de leurs enfants et le fait de continuer leurs propres tâches professionnelles, dans des contions pas toujours idéales.

Cette crise a aussi mis au grand jour la béance des inégalités, dans, je le répète la région la plus riche du pays. Plus du tiers de la richesse nationale est produite en Ile-de-France et pourtant, nous sommes la Région qui abrite des départements parmi les plus pauvres du pays. Près de 670 milliards d’euros de richesses produites chaque année en Ile-de-France et dans cette région, on recense plus de 750 000 demandes de logements sociaux, plus d’1 million 200 000 personnes mal logées… Près de 670 milliards d’euros de richesse et 1 million de chômeurs ! Un tiers des emplois détruits par cette crise l’ont été en Ile de France et dans certains départements on craint une déflagration majeure.

45 % des Franciliennes et des Franciliens déclarent avoir subi une perte de revenus pendant la crise.

Ce sont également ces artisans et petits commerçants, toutes celles et ceux qui ont été jugé.e.s « non essentiel.le.s » par le gouvernement : restaurateurs, cafetiers, acteurs du monde culturel…

Ce sont toutes celles et tous ceux qui ne sont pas sûr.e.s de pouvoir redémarrer, qui craignent aujourd’hui de devoir licencier et de faire faillite.

Ce sont enfin toutes ces personnes dont les revenus étaient déjà modestes avant la crise et qui aujourd’hui n’arrivent plus à payer leur loyer, à joindre les 2 bouts.

Ce sont des jeunes, désoeuvrés, déprimés, sans ressources, dont certain.e.s viennent grossir les rangs des distributions d’aide alimentaire.

Comment expliquer une telle vulnérabilité de la première Région du pays et deuxième Région d’Europe ? Je vous le dis ici, je le dis aux franciliennes et aux franciliens, cette situation ne relève ni du hasard, ni de la fatalité.

La droite régionale a désarmé l’Ile-de-France face à la crise. Par idéologie, elle s’est désengagée de secteurs entiers de la protection des franciliennes et des franciliens.

  • baisse de la dotation générale de fonctionnement des lycées
  • baisse des financements des missions locales
  • baisse des aides aux co-propriétés dégradées
  • baisse des aides aux petites entreprises en difficulté
  • baisse des aides aux associations de médiation, de lutte contre la précarité et le décrochage scolaire
  • Concentration des aides pour les grands groupes plutôt que pour les petites entreprises, sans conditions sociales ou environnementales.
  • Aucune sanction pour les villes qui ne respectent pas la loi et comptent une trop faible proportion de logements sociaux
  • Accélération du processus de privatisation du ferroviaire

Ces choix politiques ne sont pas sans conséquence. On s’est endormi sur les lauriers de l’Ile de France. Ses atouts indéniables, pour le tourisme, les congrès, les salons internationaux, son attractivité pour les grands groupes… ça oui VP s’en est servie. Mais où est la vision pour l’avenir de la Région ? Où sont les mesures qui auraient pu la protéger d’une telle crise, développer d’autres secteurs d’activité, et qui pourront la protéger des crises à venir car il y en aura…?

Où est l’ambition écologique, l’innovation sociale, la grande mesure structurante permettant l’accompagnement du passage de l’Économie Sociale et Solidaire à l’échelle de grand acteur de l’économie francilienne, de pourvoyeur d’emploi inclusif et non-délocalisable ? Où est la grande mesure, comme la gratuité des transports, de nature à prendre enfin nos responsabilités au regard de l’urgence climatique ? Citez-moi une mesure visionnaire et à la hauteur des enjeux des quinze prochaines années, à la hauteur de l’enjeu climatique, une grande mesure de lutte contre les inégalités, prise par VP et sa majorité ?  Où est le grand plan de rénovation énergétique du bâtiment, de réhabilitation de l’existant, de construction de logements neufs à basse consommation, de transformation des milliers de m2 de bureaux non-utilisés en logements, en incubateurs pour les porteurs de projets, en tiers lieux ?

Nous, Ile de France en Commun, mettrons en œuvre, dès les 100 premiers jours de ma présidence, des mesures grandes, amples, ambitieuses, non seulement pour faire face à l’ampleur de la crise actuelle, mais aussi pour protéger les franciliennes et les franciliens des prochaines crises. Car IL EST TEMPS !

IL EST TEMPS, de faire de cette Région une Région à l’avant-garde, un région qui tienne son rang et ses responsabilités de première région de France et deuxième Région d’Europe.

IL EST TEMPS, de lutter efficacement pour le pouvoir d’achat des franciliennes et des franciliens et contre les inégalités.

IL EST TEMPS, et nous nous donnons100 jours, pour sortir ensemble, plus fortes et plus forts, de cette crise.

D’abord en prenant soin de la Santé de chacune et chacun car la première crise dont nous devons sortir, c’est la crise sanitaire. La Région a la possibilité de porter une politique de santé ambitieuse, même si ce n’est pas sa principale compétence.

Cest pourquoi je proposerai un Plan Régional pour la santé des Franciliens.

L’Ile-de-France est devenue un désert médical : plus de 4 millions de Franciliennes et de Franciliens disent avoir du mal à obtenir un rendez-vous chez le médecin.

Je veux qu’on puisse se soigner plus facilement, plus rapidement en Ile-de-France.

Nous financerons la création de 180 maisons de santé dans les territoires qui manquent de médecins.

Nous soutiendrons les hôpitaux publics de proximité, que la majorité sortante a refusé d’aider, pour qu’ils renforcent leurs urgences et leurs services de réanimation.

Nous nous mobiliserons pour soutenir et accélérer la recherche sur le phénomène de Covid LONG, qui handicape tant de françaises et de français, des mois après que le virus a quitté leur organisme. 

De même, on sait que le covid laisse derrière lui d’importantes séquelles psychologiques. Pour celles et ceux qui ont été malades, bien sûr, mais plus largement pour tous ceux que la situation à traumatisés.

Je veux renforcer les dispositifs de prévention et de repérage de la détresse psychologique dans les familles et dans les lycées. Notamment en soutenant la création de postes d’infirmières, de psychologues scolaires et d’assistantes sociales.

La Région Ile de France, doit pouvoir épauler le système public de santé mentale pour mieux accueillir et mieux prendre en charge ces situations de souffrance.

Il nous faut re-localiser la production de santé.

Nous sommes aujourd’hui intégralement dépendants de nos importations pour notre santé.

Pour armer la région face aux crises sanitaires, pour être mieux protégés face aux chocs, pour être plus résilients, il nous faut re-localiser une production de santé dans notre région.

Je veux investir, de manière beaucoup plus volontariste que la majorité sortante, pour ouvrir de nouveaux sites de production notamment de vaccins et de médicaments en Ile-de-France.

Il est temps de soutenir réellement les commerces de proximité et les PME d’Ile de France.

La Région a pour mission de soutenir l’activité économique. Toute l’activité économique. Pas seulement celle des plus puissants. Et je considère de la responsabilité de la Région, d’intervenir pour empêcher les faillites et les licenciements.  Il est nécessaire par ailleurs, que la Région incite et accompagne les entreprises dans leur transition écologique et solidaire.

NOUS ALLONS CRÉER UNE BANQUE PUBLIQUE RÉGIONALE

Sur le modèle de la Banque Publique d’Investissement, nous créerons une Banque Publique Régionale pour investir dans l’emploi local et la conversion écologique

Parce qu'il est temps d’investir dans une économie créant durablement de l’emploi non-délocalisable, nous doterons la Région de cet outil de soutien et de planification de la ré-industrialisation écologique et sanitaire de l’Ile-de France

Sa première mission sera d’apporter des participations en capital, pendant le temps nécessaire, pour sauvegarder les entreprises viables.

Elle pourra mobiliser l’épargne locale pour l’emploi local via un « livret A régional » , pour financer les nouvelles énergies comme l'hydrogène vert, et les secteurs stratégiques comme la production de médicaments. Nous pourrons entrer au capital d’entreprises viables mais fragilisées par la crise sanitaire et d’entreprises clés, menacées de passer sous contrôle d’une puissance étrangère, jusqu’à nationalisation– en l’occurrence régionalisation - temporaire si nécessaire.

La biotech Yposkesi, basée en Essonne, entreprise stratégique active dans la thérapie génique pour lutter contre le cancer, a récemment été cédée à un investisseur coréen ! Avec cette banque, cela aurait pu être évité.

Elle interviendra prioritairement dans les territoires les plus dévitalisés d’Ile-de-France, notamment en grande couronne et dans les quartiers politiques de la ville, pour réduire les inégalités (par exemple via la location de terrains ou locaux à tarifs préférentiels, pour inciter les entreprises à s’installer ou y maintenir des commerces).

Nous visons l’investissement d’un milliard d’euros sur cinq ans, dont la moitié provenant de partenaires privés. Pour déterminer les priorités d’investissement et le programme de planification. Nous réunirons une convention de la conversion écologique et de l’emploi local, rassemblant entreprises, syndicats et citoyens dès les premiers mois du mandat.

NOUS METTRONS EN OEUVRE UN PLAN D’URGENCE POUR LES COMMERCES LOCAUX. ILS JOUENT UN RÔLE ESSENTIEL POUR LE LIEN SOCIAL DANS NOS VILLES ET NOS QUARTIERS.

Je débloquerai en urgence des fonds pour les secteurs les plus durement touchés :

  • Un fonds d’urgence pour la création artistique pour aider les acteurs culturels à surmonter la crise
  • Des aides renforcées pour les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration

Et je prendrai des mesures spécifiques pour les territoires oubliés par la Région, notamment :

  • Des subventions pour les associations de proximité dans les quartiers prioritaires
  • Un soutien renforcé pour le maintien des commerces dans les zones rurales

Il est temps de se mobiliser réellement pour l’emploi inclusif et non délocalisable.

Nous ferons du dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » un dispositif régional !

Grâce à des entreprises à but d’emploi, nous transformerons les allocations en salaires, et nous emploierons les personnes privées d’emploi pour répondre à des besoins sociaux et écologiques non satisfaits.

10.000 « Emplois rebond verts » seront financés dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, les associations et les ONG pour lutter contre le chômage des jeunes et contre le réchauffement climatique.

Je créerai un « Contrat de transmission des compétences » pour le maintien en emploi des seniors. Grâce à ce contrat, ils seront, à certains moments, des formateurs rémunérés par la Région et à d’autres moments à leur poste de travail.

Il nous faut répondre aux situations d’urgence, en matière d’impayés de loyers, aggravés par la crise.

Je veux que la Région aide les Franciliens à rester chez eux.

Je créerai donc un Fonds régional de prévention des expulsions, qui viendra abonder les dispositifs départementaux. 

Plus largement, je doublerai les crédits que la Région consacre à la création de logements sociaux pour les familles à revenus modestes et moyens pour lutter contre la flambée des prix de l’immobilier.

IL EST TEMPS D’ACCOMPAGNER NOTRE JEUNESSE

Il me faudrait une autre conférence de presse pour vous présenter toutes nos mesures spécifiquement dédiées à la jeunesse… Mais, qu’il me soit permis d’évoquer ici, en plus de la gratuité des transports, notre « Pass Jeune Francilien.ne » qui garantira à tous les jeunes d’Ile-de-France l’accès aux aides existantes auxquelles elles et ils ont droit.

Je me battrai pour que le RSA soit étendu aux jeunes de moins de 25 ans. Et nous réfléchissons à faire bénéficier les 18-25ans des dispositifs d’aides régionaux existant déjà pour les bénéficiaires du RSA.

Nous y ajouterons une aide sociale d’urgence supplémentaire de 150€ par mois pour les 100.000 jeunes les plus en difficulté.

Les jeunes auront aussi accès à nos 10.000 « Emplois rebonds verts », financés dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, les associations et les ONG pour lutter contre le chômage des jeunes.

Et nous créerons un Corps Civil de Transition Écologique et Solidaire. Ce corps permettra chaque année à 50.000 jeunes franciliens de s’engager dans l’action pour le climat, par un volontariat rémunéré.

Cette relance de l’Ile-de-France est un moment qu’il faut saisir pour dire quelles leçons nous avons tirées de la crise. Pour affirmer qu’il n’est pas possible de continuer à « faire comment avant ». Et qu’il est donc temps de changer de présidence, de changer la façon dont est dirigée cette Région.

Notre Région devra être non-seulement exemplaire en matière de transition écologique et solidaire, avec une transformation des mobilités, des transports, de l’agriculture, de l’alimentation, avec la rénovation énergétique et le soutien aux filières de bâti durable… Mais aussi avec un dispositif comme l’Assemblée Citoyenne du Long Terme, avec la mise en œuvre du principe de non régression, une Région exemplaire et d’avant-garde, en matière de participation citoyenne, de co-construction entre démocratie représentative et démocratie participative… Une Région qui fixe le cap, qui rayonne, qui s’élève en même temps qu’elle prend le temps de s’occuper de chacune et chacun des siens….

Nous voulons une Région qui investisse dans les filières stratégiques pour une ré-industrialisation verte, notamment l’hydrogène vert, et le photovoltaïque organique.

Nous voulons une Région qui soutienne la re-localisation pour que nous consommions davantage  de produits « Made-in-Ile-de-France ».

Nous conditionnerons les aides régionales aux entreprises à des critères environnementaux et sociaux (bilan carbone, impact sur la biodiversité, maintien de l’emploi, qualité du dialogue social, formation professionnelle continue, égalité femmes-hommes, accessibilité, emploi et formation pour les personnes en situation de handicap).

NOUS FORMERONS D’AVANTAGE AUX MÉTIERS DE DEMAIN. Ceux du lien social, de la transition écologique et solidaire. Ceux de la logistiques responsable, de l’économie de proximité.

IL EST TEMPS, de donner sa chance à chaque jeune francilienne et chaque jeune francilien. Il est temps de donner à chacune et chacun le droit à la sécurité, le droit à la formation et à l’emploi, le droit à un logement décent et bien isolé… le droit  à une mobilité choisie, respectueuse de l’environnement et de la santé publique. Le droit à une vie apaisée.

IL EST TEMPS également pour nous, dans une époque de haines débridées, de colères excessive, de violence permanente, temps de relever le civisme selon le mot de René Char. Le temps du gout de l’autre et de l’attention à l’autre.

Je suis intimement persuadée qu’une majorité de franciliennes et franciliens y aspirent.  ET JE SUIS LÀ, POUR ELLES ET EUX, AVEC ELLES ET EUX…

 

Je vous remercie.

Ile de France en commun

À propos de

Île de France en Commun est un collectif d’acteurs, rassemblés pour plus de justice sociale, écologique et quotidienne en faveur des franciliens ! ⭐️